samedi 26 décembre 2015

Sous Mon Sapin

Une fois de plus,

J'ai été gâté,
  Mais ce n'est ni plus ni moins parce que j'ai été très sage !
Si si je vous assure !
Une année livresque pour mon plus grand plaisir mais pas que,
Un soins bio pour les cheveux,
Des CD, musique classique, poésie, 
Des places de ciné en veux tu en voilà ! Yeahhhhhhhhhhhhhhh !
Une mini friteuse duo pour des frites parfaites en tête en tête !
Un pot de pâte à tartiner noisette, lait & feuilletine croquante et craquante
(Pas touche Mathilde c'est à moi et à moi seule, va te nourrir l'esprit avec Kant & Cie)

Des chocolats
Une caisse de bières 
(Couché Le Bison ! Couché !)

Et puis des mots, des lettres, des sms, des @, des Toc-Toc 
De l'Amour quoi !

Un Grand Merci !


.. x ..

Bonnestes à Tous ! 
<3

dimanche 6 décembre 2015

RÊVES D'OR



LA JAULA DE ORO
(La cage d'or)

Un film de DIEGO QUEMADA-DIEZ
Mexicain-Espagnol

2013















« Je ressens comme si j’avais un zoo au fond de mon ventre,
Tellement je suis ému de passer de l’autre côté.
Comme si plein d’animaux me parcouraient le corps.
Nous nous en sortirons
Et nous arriverons là où nous notre envie nous mène. »


Pendant que certains sont en route pour The Great Lake State au Michigan d’autres fuient une terre de misère pour vivre le rêve américain.
Sara, Juan et Samuel, trois adolescents, quittent le Guatemala pour réaliser leurs RÊVES D’OR, aller à Los Angeles. Pour éviter les viols et le trafic de femmes, Sara se bande les seins, se coupe les cheveux et désormais s’appellera Osvaldo.

Mais le chemin est rude et sans pitié pour atteindre la frontière vers une vie meilleure. Plus de 3000 km à parcourir à travers les voies ferrées et les toits des trains de marchandises.  Au cours de leur périple, Chauk, un indien se joint à eux. Juan, amoureux de Sara, voit cette venue comme une intrusion. Mais ces compagnons de misère iront, quoi qu’il arrive, jusqu’au bout de leur rêve. Rien ne leur sera épargné : la peur, leur naïveté, un horizon sans fin, mais aussi des policiers véreux ainsi que les trafiquants de sexe et de drogue. Une traversée parsemée par la dure réalité de la vie, la violence, la corruption et les illusions perdues.

Samuel à bout de force abandonne le voyage. Mais rien n’arrête Juan, Osavaldo et Chauk. La rage au ventre ils continuent  leur route vers le Paradis Américain. Mais quel en sera le prix pour que Juan puisse voir la neige tomber au pays Des Anges  ?

Une superbe réussite pour ce premier long-métrage du mexicain Diego Quemada-Diez. On comprend de suite que l'on ne ressortira pas indemne d'un tel voyage. Un regard différent sur l’exil, la clandestinité, où se mêle poésie et tragédie.  Un casting de jeunes talents époustouflants de vérité. Un film poignant par le réalisme violent de certaines scènes et pour adoucir le drame, un très beau défilé de paysages mexicains. Une histoire intense qui n’épargne ni les hommes, les femmes, les enfants et encore moins le spectateur.

Juan, cette neige en valait elle le coup ?

La Cage d'Or, un road–trip, de l’espoir aux rêves déchus.



**  X ** 




samedi 28 novembre 2015

La grenouille qui avait une grande bouche

Keith Faulkner
Jonathan Lambert

Les éditions Casterman
12,95 € (à partir de 3 ans)



Une grenouille avec une énoooooorme bouche qui mange des mouches, rien d’étonnant n’est-ce-pas ? Mais voilà, elle se sent seule. Alors pour tromper son ennuie, elle va de rivage en rivage papoter avec les uns et les autres. C’est que la grenouille qui avait une grande bouche est non seulement gourmande mais très curieuse et veut absolument savoir ce que mangent ses voisins.

Étonnant, 
Le repas de  l’oiseau bleu au grand bec pointu.

Et la petite souris rousse que grignote-t-elle ? 
Miam, très appétissant !

Mais que peut bien dévorer un gros crocodile vert aux grandes dents ? 
Oups ! 
EFFRAYANT ! 

Un album magnifique. Chaque page est animé par un animal en 3D avec des couleurs vives et lumineuses. Une histoire drôle et une chute qui ravira les tous petits mais aussi  les plus grands !
La preuve : Je me suis amusée à lire les mésaventures de cette grenouille à ma grande fille Mathilde et ce fut un réel moment de bonheur que de voir un merveilleux sourire se dessiner sur sa toute petite bouche.

N’attendez plus, plongez dans ce magnifique album, mais gare au gros crocodile vert !

La grenouille qui avait une grande bouche … CRÔ!

Euh ... Paco... ça mange quoi une grenouille ?

**  X  **

lundi 2 novembre 2015

[KOKORO]





Delphine ROUX

Editions PICQUIER 2015
114 pages

Masse Critique Babelio











« Je ne vois jamais mes nièces. Je ne demande pas à les voir. […] Quand je les ai rencontrées la première fois à la maternité, j’étais comme anesthésié d’émotion. Les enfants de ma sœur, la communauté cellulaire, les cheveux similaires. J’ai posé doucement un ourson dans le berceau d’Asami, un mini-Totoro dans celui d’Asaka. Seki m’a fixé intensément. Pendant quelques secondes, j’ai cru retrouver la petite fille qui pédalait en riant sous les seringats. J’ai cru retrouver ce regard enveloppant qu’elle posait sur moi, ses mains tranquilles. Comme un retour à la source de ce que nous avions été »

Il y a des histoires comme celle-ci qui laisse des traces exquises en nous. Une remontée dans le temps qui nous emmène sur les rivages des souvenirs d’une enfance meurtrie. L’histoire simple d’une fratrie à travers le regard d’un jeune homme, Koichi, le narrateur. Inséparables, les liens qui les unissaient paraissent indéfectibles. Seki est une sœur aimante et dévouée. Pourtant, quand un drame survient brusquement dans cette famille, pour se protéger, elle met son cœur en hiver  quant à  Koichi, il reste indifférent au monde qui l’entoure.

« Doucement elle m’a déshabillé, a tenté de me rassurer, de me caresser là où elle savait donner du plaisir à ceux qui la payaient. Mais rien ne s’est passé. Malgré sa bonne volonté. Mon sexe restait mou, j’étais comme anesthésié, le corps dans cette chambre, l’esprit je ne sais où. »

Mais parfois à trop vouloir se protéger, derrière les boucliers de silence se cachent des douleurs qui gangrènent le corps. Des blessures qui assassinent l’esprit. Koichi comprend alors le rôle qu’il doit endosser à son tour pour panser les cœurs abimés et retisser les liens avec celle qu’il aime plus que jamais.

Je croyais qu’il n’y avait que la force tranquille d’un haïku ou d’une plume japonaise pour décrire la sensibilité avec autant de légèreté et de bienveillance. Je me trompais. Delphine Roux, auteure française, réussit à merveille ce court roman que je condamnais d’avance. Chaque phrase laisse planer cette saveur aigre-douce dont seuls, je croyais les asiatiques  capables. Ses mots reflètent une douce mélancolie. Une sagesse sans faim ne laissant à notre âme qu’une note ultime de poésie.

« Parfois Seki me donnait la main comme une mère. Mes doigts pâles dans les siens, nous avancions en cadence. Ma grande sœur qui m’aimait comme une mère. Mon inséparable qui me tendait son existence, au risque de tomber ; qui m’aidait à avancer. »


[Kokoro], à la recherche d’une âme çœur et retrouver l'envie d'une nouvelle vie.  



Un grand merci à Babelio 
et aux éditions Picquier 
pour cette lecture.

[kokoro, coeur]



L'avis de Noukette & celui de Jérôme 

X

dimanche 25 octobre 2015

Mon Roi

Un film de Maïwenn
Sorti le 21 octobre 2015






Avec :
Emmanuelle Bercot
&
Vincent Cassel














« Aimer avec passion,
C’est découvrir en soi la capacité à vivre des émotions
Dont on ignorait l’intensité ».


Chaque amour est différent et ne ressemble à aucun autre. Nous sommes tous à la recherche d’un amour absolu. Parfois il nous révèle à nous même et on se surprend à soulever des montagnes. Mais où se situe la limite quand l’amour nous consume et nous dévore de l’intérieur ?

Tony est avocate et Georgio restaurateur. Tout brule sous ses doigts, les femmes, l’argent, l’alcool, la drogue, et pourtant, Tony succombe au charme ravageur de cet homme.  Très vite ils s’aiment avec ardeur, leurs corps fusionnent d’un désir insatiable. Une relation si forte que chacun est vampirisé par l’autre. 

Malgré le fruit de leur amour et les sentiments forts qui les unissent, Georgio garde son rythme de vie effréné. Tony se perd, s’oublie, son corps ne répond plus.  Les abus qu’elle pardonnait, aveuglée par ses sentiments et ses émotions, vont l’étouffer et la descente aux enfers commence : Un Amour Meurtrier.

Mais sans lui, Tony, se sent vide et sans elle, Georgio, n’est plus rien. Dix années d’une relation destructrice pour comprendre qu’aucun des deux n’est capable de rendre l'autre heureux.

Une chute de ski plus au moins préméditée, une fracture du genou et Tony se retrouve dans un centre de rééducation pour 5 semaines. Quelques jours bousculés entre flashbacks et rémission, pour réapprendre à tenir debout, ou peut-être pour réapprendre à marcher seule et respirer sans Son Roi ?

« - Répétez après moi en syllabes détachées le mot GENOU,
- Ge-Nou.   JE – NOUE.  JE  NOUS. » 

Parfois, quand je choisis d’aller voir un film, j’attends de lui qu’il me renvoie à mes propres blessures, mes propres failles, que les dialogues me bouleversent, les images me bousculent et que la musique m’envahisse. C’est un pari plus que réussi avec ce film de Maïwenn. On passe du rire aux larmes, d’un moment de bonheur à un moment de douleur, un véritable uppercut dans le ventre.

Les plans serrés de la caméra ont su capturer les ravages de la passion dans les yeux d’Emmanuelle Bercot, la fascination réciproque sans borne, la folie que murmure Vincent Cassel à mon oreille, l’amour passionnel qui pulvérise une vie !

Mais dans un tout autre registre, non loin d’ici, dans Un Ranch en bordure de mer où l’on sert de la vodka, l’espoir illumine notre chemin :

« Les histoires d’amour finissent mal en général à travers les coups, les actes blessants. Mais l’amour triomphe quand même car on ne peut vivre sans lui ».

Mon Roi« Il n'y a pas de passé, il n'y a pas de futur. Dis-le-toi, il y a un présent jusqu'au bout, tout est présent ; sois présent. Sois présent. »




Quand la musique m'envahit, 
que les images me bousculent, 
et que les dialogues me bouleversent c'est :