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dimanche 10 février 2013

A l'ombre du vent - La sombra del viento

Carlos Ruiz Zafon

Le Livre de Poche
ISBN : 978-253-11486-4 
637 pages

Livre Offert


Cher Carlos Ruiz Zafon ,
Comme j’aurai aimé vous écrire cette lettre en espagnole, cette langue maternelle si chère à mon cœur. Les mots me manquent et me font défauts aujourd’hui, car j’oublie peu à peu. Avec le temps, avec le temps va…
J’ai reçu votre livre par un ami et c’est avec joie que je découvre un nouvel auteur et de surcroît un compatriote. Quel voyage barcelonesque ! Au fil des pages, de fabuleux clichés me reviennent en mémoire et me replonge dans la capitale catalane de mon enfance. Souvenirs de vacances sous le soleil barcelonais, encore réchauffés par les voix chaudes de Montserrat Caballe et Freddy Mercury.
C’est l’Espagne de mes parents que je redécouvre à travers les pages de votre roman, celle de Franco, une Espagne ravagée par la colère et la haine.
Vous dépeignez une ville que j’ai tant arpentée, ma petite main dans celle de mon père, comme le faisait Daniel. Tout y est, il ne manque rien : La caravelle la «Santa Maria»  de Cristobal Colomb dans le vieux port, Las Ramblas, avenue mythique  qui sépare cette ville en deux et qui s’échoue à la mer. Le quartier Montjuïc où il fait si bon pique-niquer et puis vous avez même pensé à ces célèbres Sugus qui guérissent de tout. Enfant, j’en avais plein mes poches. Vous faites un clin d’œil à Antonio Machin, crooner cubain en pleine gloire, l’idole de ma mère. Elle me chantonnait ses chansons en souvenir de son adolescence. Même Manolete, Dieu que j’en ai entendu parler de ce grand matador qui succombera sous les cornes de ce puissant taureau «Islero».
L’histoire démarre dans une Espagne ravagée par la guerre. Bien souvent mon père me contait cette période de souffrance et de misère, qui a obligé mes grands-parents à fuir leurs racines. Le général Franco va jeter en pâture son peuple à des fascistes,  anarchistes, communistes et vont mettre le pays de Sancho Panza à feu et à sang. C’est dans cette ambiance que nous découvrons, le personnage principal : Daniel Sempere le narrateur, un jeune homme délicieux de tendresse et de romantisme.
Un jour, son père le conduit au cimetière des livres oubliés et c’est le roman de Julian Carax «L’ombre du vent» qui vient à lui comme une évidence. Ce livre va bouleverser sa vie et dès lors il n’aura de cesse de 1945, âgé de 10 ans, à 1966  de partir sur les traces de Julian Carax. Il va, contre vents et marées, essayer de reconstituer son histoire et redonner un second souffle à cet auteur que la vie a trop vite oublié.
Julian Carax, personnage étrange et mystérieux, Julian ce «J» majuscule, cette «Jota» fricative. Ce son guttural si nostalgique et délicieux  dans ma gorge.  Que j’aime ce son vibrant ! Juuulian… Julian, écrivain déchu et musicien à ses heures perdues pour survivre, disparait de Barcelone. Pourquoi, comment, où est sa pénélope, est-il toujours en vie ? Pourquoi son livre est-il condamné au cimetière des livres oubliés au risque d’être détruit par les flammes ?
C’est à toutes ces interrogations que Daniel va essayer de répondre. Durant ce long pèlerinage, Daniel sera porté par l’amour que lui voue son père, un homme honnête et intègre, et  Fermin, un personnage sage, loquace, drôle et tellement attachant. Tous deux vont l’aider dans cette recherche et le  porter vers la vérité.
Je vous remercie humblement, Monsieur RUIZ  ZAFON, pour ce voyage intemporel au plus profond de mon âme et de mes souvenirs. Vous  mêlez à merveille, suspense,  amour, amitié,  haine mais aussi le pardon et le secret de famille avec ces dits qui libèrent, ces non-dits qui mutilent et ces contre dits qui tuent.
Et comme il est de coutume de dire en Espagne, que Dieu vous protège !
Bien à vous et à très bientôt…
Votre lectrice dévouée.
                                                                                                                                        Cristina
A mi Padre Miguel, mi Madre Carmen, Michel y José..... 
A Toi, MERCI de m’avoir confié ce livre, cette rencontre, ce voyage dans mon Barcelona ensoleillé, et puis ces Sugus au goût si doux et acidulés dans ma bouche, un moment de grâce.







Prépare ton sac à dos et allons sur les trâces de Daniel, Fermin et Juuuuulian. Allons nous perdre dans ces ruelles gothiques et ces cimetières et puis nous enivrer avec ces merveilles qui guérissent de tout ;)


«Dale limosna mujer que no hay en la vida nada como la pena de ser ciego en Barcelona»
Carlos Ruiz Zafon
Mon post it :
Carlos Ruiz Zafon est né à Barcelone le 25 septembre 1964. Il réside depuis 1993 à Los Angeles où il poursuit son métier d’écrivain mais aussi de scénariste. En 2009 il est à la cinquième place des auteurs les plus vendus en Europe. Son roman «l’ombre du vent» écrit en 2001 s’est vendu à plus de douze millions d’exemplaires. Il est traduit en trente-six langues et devient un best-seller. En 2004, en France, il a le prix du meilleur livre étranger.



                       Montserrat Caballe sublime et Freddy Mercury tel Un Dieu et si vivant....                     



L'album Barcelona, sorti en 1988, est assez bien reçu en Europe. La chanson phare est alors prête à être chantée en live à la cérémonie d'ouverture des JO de Barcelone en 1992. Mais le destin en décide autrement. Huit mois avant le début de la compétition, Freddie Mercury, déjà atteint du virus du sida, meurt d'une pneumonie. La chanson officielle des Jeux Olympiques ne sera pas chantée lors de la cérémonie mais diffusée sur écran géant. L'EXPRESS


Mes marque-pages :

"Les cadeaux sont donnés pour le plaisir de celui qui les offre, pas pour le mérites de celui qui les reçoit".

"Il y a des rustres qui s'imaginent que s'ils mettent la main au cul d'une femme et qu'elle ne proteste pas, l'affaire est dans le sac. Ce sont des ignares. Le coeur de la femme est un labyrinthe de subtilités qui défie l'esprit grossier du mâle à l'affût. Si vous voulez vraiment posséder une femme, il faut d'abord penser comme elle, et la première chose est de conquérir son âme. Le reste, le réduit douillet et chaud qui vous fait perdre les sens et la vertu, vous est donné de surcroît". 

"Un secret vaut ce que valent les personnes qui doivent le garder".

"Avec le temps, vous verrez que parfois, ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on a, mais ce à quoi on renonce".

"Les livres sont des miroirs, et l'on y voit que ce qu'on porte en soi-même".


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