Edition intégrale
ISBN : 978 2 298 02651 1
Cambayrac,
petit village de l’Aveyron. Dans cette paisible bourgade du midi Pyrénées, il y
a la jolie Cécile, Paul le jeune toubib, Serge, Fernand qui tient le bar du
coin, Angèle Fourcadelle une femme adorable que tout le monde voudrait avoir
comme tante. Mais dans cette petite commune sans histoire le calme n’est
qu’apparence.
Nous
sommes l’été 1943, en pleine guerre et désarroi. Deux gendarmes viennent annoncer à Angèle une
terrible nouvelle : Son neveu Julien est mort dans le train bombardé qui
l’emmenait au service du travail en Allemagne. Mais pourquoi Angèle n’est ni
triste ni en pleurs alors que l’on vient de lui annoncer le décès de son neveu qu’elle
aime comme un fils ? Tout simplement parce que Julien n’est pas mort, il a
sauté du wagon juste avant le drame.
A
l’insu des villageois et avec l’aide de
sa tante, il va se cacher dans le grenier de
Thomassin, l’instituteur du village, arrêté par la milice pour ses idées
jugées trop communistes. De cet endroit
stratégique qui surplombe le village, julien va observer, les habitants, sa
bien aimée Cécile, ses amis d’enfance vivrent les horreurs et les dérives de la
guerre. C’est avec un air amusé qu’il assistera à son propre enterrement. Mais
les jours deviennent de plus en plus longs et la saison annonce ses couleurs
automnales. Son seul compagnon de
fortune est un mannequin, habillé d’un casque et d’un uniforme militaire, qu’il
baptise Maginot et à qui il s’adresse. Ses monologues lui permettront de garder
un pied dans la réalité.
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| "J'ai même assisté à mon enterrement sans la pénible nécessité de mourir ; c'est à dire à quel point j'ai été épargné" |
Impuissant,
il va être le témoin de conversations secrètes, voir les blindés allemands envahir
le village. Les vérités et les mensonges se mélangent, la confiance et la
trahison s’entremêlent et les rancunes se ravivent. Julien va découvrir ses vrais
amis là où il s’y attendait le moins. Au fil des jours, des mois, il va contempler
sa Cécile, reprendre en main le cours de sa vie puis lui échapper peu à peu.
Mais que peut-il faire puisqu’il est mort ?
De son
pigeonnier, il ne sortira que le soir, la nuit tous les chats sont gris. Il
s’apercevra de certaines manigances et complots qui se trafiquent tout autour
du village. En qui peut-il vraiment avoir confiance ? Le vieux
Fernand ? Le toubib qui tourne autour de sa belle? Serge avec sa
petite gueule de milicien ? Et puis avec sa douce Cécile comment faire ?
Combien de temps va-t-il devoir se cacher et se taire ? Combien de temps va durer Le Sursis ? Cette page de l’histoire est très intéressante, mais le personnage
principal, julien, manque à mon sens d’épaisseur et de témérité. L’histoire est
centrée sur l’élégance et l’intelligence de Cécile et des villageois.
Pourquoi
ai-je aimé cette B.D ? Surtout pour la dernière page, une fin pour le
moins surprenante et inattendue. J’ai
adoré les coups de crayon somptueux de l’auteur et les couleurs sont lumineuses et magnifiques. Au fil des pages nous découvrons des dessins
gibratesques qui ont le don d’attraper l’instant et l’émotion. Les visages sont
expressifs, et les sentiments s’en dégagent sans équivoque.
Cette B.D est un
bijou et un régal pour les yeux.
Cet Album est une vraie découverte, ma première rencontre avec Jean-Pierre GIBRAT et sûrement pas la dernière.
Cet Album est une vraie découverte, ma première rencontre avec Jean-Pierre GIBRAT et sûrement pas la dernière.
Encore et encore, toujours et toujours....MERCI ! ;)
Le Sursis de Jean-Pierre Gibrat a eu, en 1998, plusieurs prix littéraires dont celui du meilleur dessin au Festival de Chambéry, du meilleur album par l'ALBD et prix des Libraires spécialisés en BD au Festival d'Angoulême.
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| Jean-Pierre GIBRAT |
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