Editions : Gallimard Folio
Prix Médicis 1993
« Sa Femme », « 3 sucres dans mon café et quelques préservatifs ».
Comment résister à ce livre après
l’excellent billet de Mister Bison ? Impossible ! Aussitôt eu,
aussitôt lu. Quel plaisir de retrouver la plume d’Emmanuèle Bernheim. Une
écriture limpide et impitoyable. L’auteur garde cette signature bien à elle
dans ses romans. Elle percute, va à l’essentiel, sans détour, des chapitres et des phrases
courtes, pas de perte de temps, c’est ce qui me touche dans son travail
d’écriture.
Une histoire d’homme et de femme,
des écorchés de la vie en manque d’amour. Thomas et Claire se croisent, se
reconnaissent, s’aiment, se désirent, sans peur, sans tabou, sans appréhension.
Claire vit l’instant présent et se
nourrit de chaque moment passé avec Thomas car c’est à travers son regard qu’elle se sent splendide et désirable.
« Elle ne parvenait pas à se souvenir si, la veille, il lui avait dit : « A demain. » Elle se rappelait juste qu’ils étaient si étroitement mêlés qu’elle n’avait soudain plus su si c’était sa propre peau qu’elle caressait ou bien celle de Thomas ».
Une femme se sent toujours belle et épanouie après l’amour. Mais Thomas est marié et ses propos sont très clairs : il ne quittera jamais sa femme et ses enfants. Claire accepte et conserve précieusement toutes traces d’eux. Elle imagine Thomas avec « Sa Femme », ses enfants, en famille, à Noël, mais malgré tout, elle accepte et c’est avec une ardente patience que chaque jour, elle vit au rythme de ces 1h15 de plaisir et de passion avec son amant. Toujours dans cette quête perpétuelle de l’amour, ses sentiments seront-ils suffisamment forts et sincères pour accepter ce compromis et rester dans l’ombre ?
Une femme se sent toujours belle et épanouie après l’amour. Mais Thomas est marié et ses propos sont très clairs : il ne quittera jamais sa femme et ses enfants. Claire accepte et conserve précieusement toutes traces d’eux. Elle imagine Thomas avec « Sa Femme », ses enfants, en famille, à Noël, mais malgré tout, elle accepte et c’est avec une ardente patience que chaque jour, elle vit au rythme de ces 1h15 de plaisir et de passion avec son amant. Toujours dans cette quête perpétuelle de l’amour, ses sentiments seront-ils suffisamment forts et sincères pour accepter ce compromis et rester dans l’ombre ?
Ce livre est comme une eau
sauvage, brutale et suave à la fois. On ne peut oublier sa fragrance. Il nous
laisse un léger goût d’amertume par la réalité des faits, des mots qui
dérangent et fusent comme des couperets mais avec cette légère douceur laissé par
le sucre au fond de la tasse de café.
Chambre 408 … toc, toc, toc…
Claire la passion au ventre ouvre la porte : Bonjour toi !
3 sucres dans ton café, un préservatif usagé, je veux bien
m’appeler Claire.
Hasard ou
transmission de pensée ?
C’est avec plaisir que j’ai partagé cette lecture
avec mon manU.
