Auteur(e) : Inconnu
Éditeur : Inconnu
Année : Inconnue
Expéditeur : Petit curieux ;-)
Tout comme moi, vous saurez tout de ce roman
dans quelques heures.
Mais avant tout, venons en à ce livre de tous
les mystères et de tous mes tourments.
dans quelques heures.
Mais avant tout, venons en à ce livre de tous
les mystères et de tous mes tourments.
"Qui toujours espère Dieu le perd."
(Proverbe Afghan)
"Un air de folie creuse son visage.
Alam songe aux déments des hauts plateaux, les rescapés des tueries, ceux qui
assistèrent à l’incendie de leur maison, au viol de leurs filles, à la
décollation des pères ou des fils à la hache."
Comment parler d’un livre dont je
ne connais ni le titre, ni l’auteur, ni la nationalité, ni la quatrième de
couverture ? Mon premier livre mystère, bien cacheté et enveloppé avec
soin, ne révélant rien de son identité et quel livre ! Un véritable coup
de poing auquel j’étais loin de m’attendre !
A dire vrai les trois premiers
chapitres ont eu bien du mal à attirer toute mon attention. Et pour cause,
mettez-vous un bandeau devant les yeux et marchez sans hésiter ! Même si
on vous dit que la route est sans embûche, vous ne pouvez marcher qu’à
tatillon. Mais une fois le fil de l’histoire en main, quel bonheur ou plutôt
quelle souffrance ! Je ne sais pas qui a le plus souffert en moi : la
femme ou la mère que je suis ? ! En refermant ce livre, je suis
restée dans un chaos profond. A l’heure même où j’écris ce billet, je ne
connais encore rien de ce livre mystère, mis à part qu’il est d’une écriture
violente, bouleversante. Une histoire tragique qui me laisse avec cette interrogation :
Dieu existe-t-il vraiment ?
Puis j’ai pensé à une citation que j’affectionne
particulièrement recueillie dans « Le choix de Sophie »
"La déclaration la plus pertinente faite
jusqu'à ce jour sur Auschwitz n'était pas une déclaration, mais une réponse :
La question : "A Auschwitz, dis-moi, où était Dieu? "
La réponse : "Où était l'homme ? "
La question : "A Auschwitz, dis-moi, où était Dieu? "
La réponse : "Où était l'homme ? "
Mais alors qui sont les hommes ? Si quelqu'un connait la réponse ! Je réalise aujourd'hui combien nous sommes ignorants du monde qui nous
entoure. Étriqués dans notre petit confort, qui sommes nous réellement pour juger
autrui sans connaitre, sans savoir ? La parole de Mahomet est-elle plus sainte que celle de Jésus ? Allah est-il le plus grand, l’Omniscient, sur cette terre ici-bas et
dans l’au-delà ?
Dieu est en nous, comme le bien et le mal. Nous disposons des mêmes choix
à la naissance mais pas des mêmes chances, c’est une évidence ! Ce livre n’excuse en rien toute cette violence
mais il fait comprendre combien l’homme est manipulateur et combien il peut
être manipulé.
« Pourquoi
lui-même avait-il le pouvoir de sacrifier ou d’épargner des êtres constitués de
plusieurs dizaines d’années d’existence sur cette terre et riches d’une foule
souvenirs, de secrets, d’aspirations ? On l’encourageait à jeter des
bombes sur des visages et à se récrier de joie pour des motifs de sainteté ou
d’honneur. »
Ce roman nous emmène tour à tour à Paris, dans les montagnes du Pakistan et sur les hauts plateaux du Kandahar en
Afghanistan. Là-bas, les mots sont remplacés par des bombes. Les seuls rêves accessibles, sont les mirages produits par La Blanche qui se diffuse dans les veines meurtries. En guise de
jouets, les garçons brandissent des kalachnikovs. Les paysans sont déchiquetés
et brûlés. Les femmes sous leurs burqas sont vitriolées. Les jeunes enfants
pleurent à l’ombre des cadavres. La seule source de chaleur dans ces existences
vient des bombes qui explosent.
Alam, onze ans, grandit sur cette terre de désolation. Il est tiraillé
entre la sagesse et la fascination que lui inspire son grand frère, contraint
par la misère à rejoindre le djihad ou à finir en martyre.
« Qu’est
ce que vous croyez ? Que je vais vivre comme vous dans la mendicité ?
Vous osez me juger ? Dieu me guide vers la victoire ! »
Tout commence en France dans un centre de réfugiés pour enfants de
toutes origines. L’auteur (e) nous embarque dans la course effrénée d’Alam
entre présent et passé. De Paris, terre promise mais aussi de désillusions, au
Kandahar, terre aride uniquement baignée par le sang, nous suivons Alam parmi les
rebelles, les insurgés, la vermine, la mort, le souvenir de la belle Malalaï et
l’espoir qui s’étiole…
L’auteur(e) m’a parfois un peu perdu mais uniquement par mon ignorance
du monde arabe. Alam est toujours parvenu
à me reprendre la main pour le suivre sur le chemin de sa vie et me faire
comprendre ses sacrifices, sa croix et
ses choix ! Mais est ce vraiment un choix ? N’est ce pas plutôt la
fatalité ?
Dieu seul le sait…
« Les
habitants de cette planète devraient changer leurs méthodes, répondit calmement
le Bengali. Toutes les créatures de Dieu sont faites pour l’amour, les humains
et les moutons, les poissons de la mer, les chacals et les rossignols. Le
bonheur appartient à celui qui s’abstient de blesser ce qui vit, même le
papillon. »
Par la violence des faits et des mots, j’imagine la plume française
d’un homme. Il me plait à imaginer un titre comme :
« Alam, l’oublié d’Allah » ou
« L’évanoui de Kandahar ».
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| Ragas & Sagas - Passions & Légendes |
Pour connaître le titre, l’auteur et l'expéditeur de ce livre rendez-vous demain !
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**** Roulement de Tambour ****
Opium Poppy
D'Hubert Haddad
Aux éditions Zulma
2011
C’est avec une certaine excitation non retenue que j’ai décacheté ce livre
mystère… Quel plaisir de prendre le temps de découvrir ce roman, on irait dit
une petite fille devant son sapin de Noël !
J’étais très émue par le titre… OUI… parce que je m’en veux d’avoir
négligé dans mon billet la place importante que tient la douce et attachante
Poppy dans cette histoire tragique.
De moi-même, je ne serai jamais allée vers un sujet si grave et fort,
et pourtant un roman coup de cœur ! Finalement une très bonne idée, cette
lecture à aveugle, qui nous permet d’aller vers d'autres horizons littéraires inconnus. J’adresse donc un immense merci à Jérôme, qui ne m’a pas épargné avec ce
livre poignant. Un voyage à la fois fascinant par les paysages, les traditions,
les cultures et bouleversant par la dure réalité des faits.
Un très bon choix Jérôme Encore MERCI !
** Message perso à quelqu'un qui se reconnaîtra :
"La Blanche = Opium ;-) "
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