jeudi 25 décembre 2014

Un Joyeux Noël

Chut 
Tu as entendu ?
Un bruit de pas étouffé... Dans la cheminée...
Le père Noël serait passé ?
  


Une bouillotte Gypsie 
Merci je vais pouvoir enfin dormiiiir.  

Des post it fantaisies 
La fille qui ne sortait jamais sans ses post it

 Un nécessaire de manucure  
Mathiiiilde rend moi çaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!

 Un filet pour la lingerie féminine 
"Camille tu peux reprendre le tien"
"Euh Merci Maman maintenant qu'il est tout pourri !!!!"     
^^

Un appareil à raclette 
Bon OK je reconnais les filles, l'assiette dans le micro-onde ça le fait moyen ! 

Une bouilloire 
Yesssssss ! Et l'eau chaude fût !

Un tube en verre et étain & son encens au Cèdre 
Nature & Découverte
Le premier qui m'offre de l'encens au patchouli... Il dégage ! ça c'est dit NA ! 

Un magnifique petit sapin molletonné trop meugnooonnn! 
J'Adooooore 
:D

Une boite de chocolat Jeff de Bruges 
Oui Monsieur ! Jeff de Bruges à sucer... euh les chocolats ... Pas Jeff ^^ 

Des livres :

La nouvelle d'E.E Schimtt "Une véritable pépite" il parait, 
et puis pour : 
Un livre acheté 3 repas offert !
 :D

L'histoire d'un Amour - C. Locandro 
  Il venait d'avoiiiiir dizouitan, 
il était beau comme inanfen,
fooooorrrrt comme un nÔme  
 Hum hum... Bon ok j'arrête " ;-) 

Les gens honnêtes - Durieux/Gibrat
Une espèce en voie de disparition ^^ 

Les Carnets de Cerise T3 - Chamblain-Neyret 
Ceriiiiiiiiise yesssssssss ! 
Dessins, couleurs, histoire me laissent rêveuse dans cet esprit & magie de Noël
et réveille la petite fille en moi.

Exauce Nous - Bihel & Makyo
 Oh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii Exauce moi siouplait ! siouplaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiittttttttttttt !!!!!!


Un grand merci à MES Amours 
Pour vos cadeaux, vos messages venus à toute heure du jour et de la nuit, du nord au sud, de l'est à l'ouest, et surtout pour 
le plus beau des présents :
Votre Amour !

Une bonne fin d'Année à toutes & à tous !

 But are we all lost stars, 
trying to light up the dark ?

Waouf
*********************

dimanche 21 décembre 2014

L'accomplissement de l'amour

Eva Almassy

Editions de l'Olivier
109 pages
2013
(Emprunté à la médiathèque)



A Love Supreme Live


 « Avec Angel, pas d’amour, pas d’enfants, pas d’accouchement, pas de lait, ni sein ni biberon, et finalement plus de femme dans le couple (le sexe de Béatrice neutralisé). »

Des années qu’Angel ne la touche plus, ne l’honore plus. Ils se voient mais ne se regardent pas, ils se parlent mais ne s’écoutent plus. Ils cohabitent, se déchirent dans un désert aride d’amour et de sentiments.  Un renoncement morbide de soi et de son corps.

« … Ne faites pas comme moi, ne restez pas, sauvez-vous, il ne faut pas rester auprès de quelqu’un qui ne vous aime pas selon votre désir. Une fois que c’est mauvais entre vous, ça le restera toujours, et il sera trop tard. Mais elle est restée et tous ses membres s’étaient atrophiés. »

Alors quand Béatrice croise au hasard le sourire d’un inconnu, c’est un tsunami dans tout son Être. Elle veut aimer et être aimée, se sentir à nouveau exister dans le regard de l’autre. Après cette misère d’amour et de caresse, son corps réclame et crie l’agonie. Béatrice veut que tout son corps transpire l’amour et le désir.

« Cet homme lui fait l’effet d’un ensoleillement, comme une coloration neuve de sa peau, une vague de chaleur, l’été qui reviendrait après la prison. Trois semaines d’intense, d’incessante excitation sexuelle, provoquée par la seule attente de sa venue, cette précipitation intérieure, ces averses d’émotion, ces urgences nouvelles et éclatantes. »

Ils correspondent d’abord, puis s’apprennent et s’apprivoisent peu à peu. Ils échangent leurs maux, leurs vies, leurs attentes. Le manque se fait ressentir et ils deviennent rapidement avide l’un de l’autre. De lui, nous saurons peu de chose mise à part qu’il est marié et père de trois enfants.
Et puis vient enfin la rencontre tant attendue, une ardente patience à peine supportable. Mais quand l’instant si désiré arrive, le cheminement tortueux de Béatrice me perd en chemin. Je ne la comprends plus, ne la suis plus dans son raisonnement et le déroulement de cette rencontre. Elle hésite, avance, recule, perdue entre ses désirs et ses choix. Un malaise permanent entre ses deux Êtres que tout réunis. L’inconnu est spectateur, proche du désarroi tandis que Béatrice frôle la névrose, zigzagant entre passion et incompréhension de l’autre, entre plaisirs retenus et flashback permanent de l’emprise d’Angel.

« … pendant une éternité personne ne l’a embrassée, excepté les premiers de l’an, à zéro heure zéro minute chaque année. Angel suspendait le gui, « le meilleur », du gui du pommier coupé à l’aube dans un verger sauvage, et sous le gui, par tradition ou superstition, il l’embrassait une fois par an. Pas le petit bisou bouton-pression clic-clac, mais sur la bouche, pas long, mais avec la langue, et quel poison liquide dans sa salive pour que la mixture de mots bonne + année + à + toi + mon + amour, cette vieille recette d’apothicaire des Roméo, entraînât toujours de si atroces années ? »

Est-ce moi qui ai mal perçu cette confusion de sentiments qui se manigance dans sa tête ? Peut-être… Une frustration de ne pouvoir me glisser dans l’histoire et d’insuffler à cette femme pourtant décidée et sûre d’elle, l’envie de profiter de l’instant présent.
Malgré un agacement envers cette femme rebelle et passionnée, j’étais en totale immersion dans ce roman. Une histoire d’infidélité, en somme banale, mais portée par la force d’écriture d’Eva Almassy. Une découverte, un vrai régal et une puissance verbale qui me donne l’envie de découvrir d’autres romans de l’auteure. Elle jongle avec les mots, nous balance de belles métaphores. Une plume divine  qui bouscule notre âme et nous renvoie naturellement vers une certaine réflexion sur soi et le couple. Le jeu d’écriture m’a fait pensé à celle d’Emmanuèle Bernheim mais avec une brise émotionnelle et poétique en plus. Elle a cette façon unique de marier les opposés pour donner cette puissance vertigineuse à la passion et à l’amour, qu'elle veut nous transmettre.

« Il ne m’aime pas comme je l’aime. S’il m’aime un peu c’est pour le moment, et moi je l’aime pour survivre à ce moment. Je l’aime avec une rage dont il n’a pas pris la mesure. »

L’accomplissement de l’amour ou quand Aimer intensifie notre sensation d’exister ! 


Le véritable Amour c'est quand le silence n'est plus gênant.
J.J. Goldman




L'avis de Jérôme qui m'a donné envie de découvrir ce livre. 


*********************

mardi 2 décembre 2014

LØVE





Ici 


Viens… Je m’envole …


« Moi je paierais pour te revoir
Dans cette chambre rouge ! »

De ce 3ème album sorti en 2013 je ne connaissais que PARIS-SEYCHELLES passant en boucle sur les bandes FM.
Quelle surprise en découvrant l’album complet. Julien Doré nous embarque aux quatre coins de l’Europe de Viborg à Rome, de Paris à Barcelone, de Londres à ma langue Andalouse. Il raconte l’Amour dans tous ses états : la  rupture,  le désir, le manque, l’absence, le spleen. Mais aussi les sentiments qui foutent le camp, ceux que l’on entend qu’il soit trop tard pour les dire, l’amour à mort à sang, parce que forcément quand Julien de sa plume écrit qu’il AIME, il conjugue ce verbe à tous les temps.

Musicalement, c’est beau & fort.
Vocalement, le ton est juste & sensuel.
Les textes sont subtils, charnels & saisissants. 

Cela faisait très longtemps que je n’avais été touché par un album français.

« … Crevons d’être trop riches
Crevons d’être trop gras
Crevons d’être trop cons … »

Julien Doré signe un très bel album. Il rentre dans la cours des très grands auteurs, compositeurs et interprètes. Un très bel Artiste.

« Viens,
Je m’envole
Nous prierons demain
Si le ciel nous pardonne… »


 LØVE



 « On attendra l’hiver
Pour s’écrire qu’on se manque
Que c’était long hier
Que c’est long de s’attendre. »



** Ø Prononcé "eu" "île" en danois ou Bakker (plateau de Ø) morceau de terrain surélevé dans la vallée de Norréa au Danemark.

LØVE (prononcé "leuve") "lion" en danois.


Ø ********** LOVE ********** Ø   

Bientôt ...


dimanche 30 novembre 2014

Les jumeaux de l'île Rouge

Brigitte Peskine

Bayard Jeunesse

Tout public
2014
181 pages
11,50 €




« J’avais la conviction que, si je ne retournais pas là où tout avait commencé, je ne pourrais jamais être heureuse. Plus je parlais, plus j’entrevoyais, enfin, ce que j’avais tant de mal à m’expliquer. Et a fortiori à partager. Comme si j’étais « mal née » et qu’il fallait que je naisse à nouveau. »

Cléa 16 ans, partagée entre son mal de vivre et sa crise d’adolescence. Amputée d’une partie de son histoire, elle se pose mille et une questions sur ses origines. Les liens du sang, les liens du cœur, le pourquoi de son abandon et de son adoption. Vient se rajouter à ce mal-être le racisme qui  l’entoure. En effet Cléa et son frère jumeau Brice ont la peau couleur ébène de leur pays d’origine, Madagascar.

« En France, si vous n’êtes pas blanc, il y aura toujours quelqu’un pour vous le faire sentir. »

Comme si cela ne suffisait pas, naître jumeau à Madagascar est une malédiction, Fady, en malgache,  ce qui est interdit, ce qui est tabou. Rejetée par son pays d’origine et son pays d’adoption Cléa habitée par une rage permanente, appelle au secours ses parents de cœur.

De trop grosses valises à porter pour grandir et se construire.

Christine et Bernard, parents aimants et à l’écoute de leurs enfants, vont au risque de les perdre, leurs faire le plus beau des cadeaux, un été à Mananjary, leur village d’origine. Parce qu’ils savent que seul ce périple permettra de réconcilier passé, présent et avenir. Un voyage synonyme d’échanges, par mails entre parents, enfants, habitants Malgache et même via un journal intime.

Ce sont tous ces écrits que Cléa décide de remettre à Brigitte Peskine qui fera de ces émouvants échanges  épistolaires un magnifique roman initiatique.

Un très beau voyage à Madagascar où se mélange le pire comme le meilleur. Par sa richesse et son authenticité cette superbe histoire nous apprend beaucoup sur les traditions, les différentes ethnies ou le racisme au sein d’une même culture.

Les jumeaux de l’île Rouge, Cléa et Brice pas à pas vers la renaissance et la reconstruction de soi…


« Finalement, peu importe d’où on vient et où on vit. C’est en nous que se trouve la seul richesse. »




Un grand merci à Babelio et aux éditions Bayard jeunesse 
pour cet émouvant Aller/Retour

********************



dimanche 2 novembre 2014

Lecture à l'aveugle ! J'ose !






Auteur(e) : Inconnu
Éditeur : Inconnu
Année   : Inconnue

Expéditeur : Petit curieux ;-) 


Tout comme moi, vous saurez tout de ce roman 
dans quelques heures. 
Mais avant tout, venons en à ce livre de tous 
les mystères et de tous mes tourments. 



"Qui toujours espère Dieu le perd."
(Proverbe Afghan)



"Un air de folie creuse son visage. Alam songe aux déments des hauts plateaux, les rescapés des tueries, ceux qui assistèrent à l’incendie de leur maison, au viol de leurs filles, à la décollation des pères ou des fils à la hache."

Comment parler d’un livre dont je ne connais ni le titre, ni l’auteur, ni la nationalité, ni la quatrième de couverture ? Mon premier livre mystère, bien cacheté et enveloppé avec soin, ne révélant rien de son identité et quel livre ! Un véritable coup de poing auquel j’étais loin de m’attendre !

A dire vrai les trois premiers chapitres ont eu bien du mal à attirer toute mon attention. Et pour cause, mettez-vous un bandeau devant les yeux et marchez sans hésiter ! Même si on vous dit que la route est sans embûche, vous ne pouvez marcher qu’à tatillon. Mais une fois le fil de l’histoire en main, quel bonheur ou plutôt quelle souffrance ! Je ne sais pas qui a le plus souffert en moi : la femme ou la mère que je suis ? ! En refermant ce livre, je suis restée dans un chaos profond. A l’heure même où j’écris ce billet, je ne connais encore rien de ce livre mystère, mis à part qu’il est d’une écriture violente, bouleversante. Une histoire tragique qui me laisse avec cette interrogation :

Dieu existe-t-il vraiment ?

Puis j’ai pensé à une citation que j’affectionne particulièrement recueillie dans « Le choix de Sophie »

"La déclaration la plus pertinente faite jusqu'à ce jour sur Auschwitz n'était pas une déclaration, mais une réponse :
La question : "A Auschwitz, dis-moi, où était Dieu? "
La réponse : "Où était l'homme ? "

Mais alors qui sont les hommes ? Si quelqu'un connait la réponse ! Je réalise aujourd'hui combien nous sommes ignorants du monde qui nous entoure. Étriqués dans notre petit confort, qui sommes nous réellement pour juger autrui sans connaitre, sans savoir ? La parole de  Mahomet est-elle plus sainte que celle de Jésus ? Allah est-il le plus grand, l’Omniscient, sur cette terre ici-bas et dans l’au-delà ?

Dieu est en nous, comme le bien et le mal. Nous disposons des mêmes choix à la naissance mais pas des mêmes chances, c’est une évidence !  Ce livre n’excuse en rien toute cette violence mais il fait comprendre combien l’homme est manipulateur et combien il peut être manipulé.  

« Pourquoi lui-même avait-il le pouvoir de sacrifier ou d’épargner des êtres constitués de plusieurs dizaines d’années d’existence sur cette terre et riches d’une foule souvenirs, de secrets, d’aspirations ? On l’encourageait à jeter des bombes sur des visages et à se récrier de joie pour des motifs de sainteté ou d’honneur. »  

Ce roman nous emmène tour à tour à Paris, dans les montagnes du Pakistan et sur les hauts plateaux du Kandahar en Afghanistan. Là-bas, les mots sont remplacés par des bombes. Les seuls rêves accessibles, sont les mirages produits par La Blanche qui se diffuse dans les veines meurtries.  En guise de jouets, les garçons brandissent des kalachnikovs. Les paysans sont déchiquetés et brûlés. Les femmes sous leurs burqas sont vitriolées. Les jeunes enfants pleurent à l’ombre des cadavres. La seule source de chaleur dans ces existences vient des bombes qui explosent. 

Alam, onze ans, grandit sur cette terre de désolation. Il est tiraillé entre la sagesse et la fascination que lui inspire son grand frère, contraint par la misère à rejoindre le djihad ou à finir en martyre.

« Qu’est ce que vous croyez ? Que je vais vivre comme vous dans la mendicité ? Vous osez me juger ? Dieu me guide vers la victoire !  »

Tout commence en France dans un centre de réfugiés pour enfants de toutes origines. L’auteur (e) nous embarque dans la course effrénée d’Alam entre présent et passé. De Paris, terre promise mais aussi de désillusions, au Kandahar, terre aride uniquement baignée par le sang, nous suivons Alam parmi les rebelles, les insurgés, la vermine, la mort, le souvenir de la belle Malalaï et l’espoir qui s’étiole…

L’auteur(e) m’a parfois un peu perdu mais uniquement par mon ignorance du monde arabe. Alam est toujours parvenu à me reprendre la main pour le suivre sur le chemin de sa vie et me faire comprendre ses sacrifices, sa croix et ses choix ! Mais est ce vraiment un choix ? N’est ce pas plutôt la fatalité ?

Dieu seul le sait…

« Les habitants de cette planète devraient changer leurs méthodes, répondit calmement le Bengali. Toutes les créatures de Dieu sont faites pour l’amour, les humains et les moutons, les poissons de la mer, les chacals et les rossignols. Le bonheur appartient à celui qui s’abstient de blesser ce qui vit, même le papillon.  » 

Par la violence des faits et des mots, j’imagine la plume française d’un homme. Il me plait à imaginer un titre comme  :

 « Alam, l’oublié d’Allah » ou « L’évanoui de Kandahar ».

Ragas & Sagas - Passions & Légendes


Pour connaître le titre, l’auteur et l'expéditeur de ce livre rendez-vous demain !


_________________________________________________________________________________

**** Roulement de Tambour ****


Opium Poppy
D'Hubert Haddad
Aux éditions Zulma
2011



C’est avec une certaine excitation non retenue que j’ai décacheté ce livre mystère… Quel plaisir de prendre le temps de découvrir ce roman, on irait dit une petite fille devant son sapin de Noël !
J’étais très émue par le titre… OUI… parce que je m’en veux d’avoir négligé dans mon billet la place importante que tient la douce et attachante Poppy dans cette histoire tragique.

De moi-même, je ne serai jamais allée vers un sujet si grave et fort, et pourtant un roman coup de cœur ! Finalement une très bonne idée, cette lecture à aveugle, qui nous permet d’aller vers d'autres horizons littéraires inconnus.  J’adresse donc un immense merci à Jérôme, qui ne m’a pas épargné avec ce livre poignant. Un voyage à la fois fascinant par les paysages, les traditions, les cultures et bouleversant par la dure réalité des faits.

Un très bon choix Jérôme Encore MERCI ! 

** Message perso à quelqu'un qui se reconnaîtra : 
"La Blanche = Opium ;-) " 

                      *****************