lundi 21 avril 2014

La Mer

Yôko OGAWA

Editions : Babel
2006
147 pages

Nouvelles traduites du japonais
par Marie Makino 





« C’est dans les mots ordinaires que se trouve la vérité ».

Il est 7 heure du matin, le soleil se lève et je suis nue face à cette étendue d’eau salée, l’iode, la brise matinale, le silence, les pieds dans le sable, le vol apaisant des goélands, l’horizon à perte de vue, la force tranquille : « La Mer ».
Avez-vous déjà ressenti cette plénitude en regardant cette immensité ? Ce mouvement perpétuel, cette musique berçante et répétitive du ressac des vagues, ce néant bienfaiteur qui vous emplit d’espoir. Il n’y a que la mer et vous, elle vous submerge, vous envahit et vous flottez dans une sérénité sans pareil. Voilà ce que j’ai ressenti au plus profond de moi en plongeant mon regard dans « La Mer » d’Ogawa.

« En tous cas on peut être heureux qu'il existe dans un endroit lointain pour se souvenir de vous ne serait-ce qu'un instant, vous ne croyez pas ? »

Yôko Ogawa écrit avec puissance et réserve à la fois. Elle a ce don particulier de transformer  un moment ordinaire en un instant extraordinaire. Ses mots restent en suspend et viennent perturber votre imaginaire. Des images, des souvenirs et des tranches de vie nous frôlent avec délicatesse et nous transmettent une certaine quiétude et humilité bien représentative de la culture au Japon. Sept nouvelles poétiques, sept vagues, aussi douces que merveilleuses, viennent s’échouer en beauté à nos pieds : 

Toutes débordent de tendresse et  de poésie mais deux m’ont particulièrement  touché et procuré un plaisir immense : une dactylographe japonaise prête à jouir en observant les doigts du gardien caresser les caractères de sa machine à écrire et une saynète très courte, un chauffeur d’autobus et sa boite de pastilles au parfum de votre choix, bonbon placebo contre tous les maux.

Après un plongeon dans  les eaux calmes et troublantes de cette auteure, Le_Bison réfléchit encore à comment caresser le mot « Vagin » tandis que Jacky caresse le mot « Espoir ».


« La Mer » de Yôko Ogawa : Effet papillon garanti !

**********************

14 commentaires:

  1. 7 heures du matin et déjà nue. Voilà de quoi attraper froid... Où ne serait-ce qu'une excuse à ce qu'un beau mâle trainant par là se jette dans tes bras pour te réchauffer.

    La fourrure du bison contient entre 20 et 25 mille poils par pouce carré (3000 à 4000 par cm2). Je dis ça en passant, mais un bison doit tenir chaud... ;)

    En tout cas, sans être une baleine, je veux bien m'échouer à tes pieds en espérant que les 7 vagues ne t'aient pas emporté loin du rivage (surtout si tu es restée nue) ;)

    Oui, en plus d'avoir une belle et soyeuse fourrure, le bison est un animal totalement obsédé. Faut pas lui dire que tu te présentes "nue"...

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    1. C'est fou ce que trois petites lettres de rien du tout peuvent procurer comme émotion au grand bovidé que tu es ;)

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    2. C'est que je suis simple dans la vie.
      Il n'en m'en faut pas plus pour me retourner... 3 lettres, 3 verres ou 3 papillons...

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    3. Surtout avec trois verres... tu vois les nanas N.U.ES en double ^^

      lollll ;)

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    4. C'est qu'ils t'ont perturbé tous les papillons d'Ogawa ;)

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    5. les papillons, les poussins et les vagues... Et aussi les femmes nues mais là, c'est dans un autre roman ;)

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  2. J'ai déjà "fréquenté" Ogawa, tu me donnes sacrément envie de renouveler l'expérience ;)

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    1. Et moi donc ! C'est le deuxième qui me tombe dans les mains et je suis sous le charme de cette littérature japonaise et de cette auteure !

      :)

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  3. Impossible de ne pas être tenté après ce billet plein de poésie...
    The Great Cristina is back ! ^^

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    1. Merci mon manU ^^

      Je suis de retour avec ma bonne humeur, mon grain de folie et ma poésie ;)

      Sluuuuuuuuurp

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  4. Bon, il faudrait que je retente l'expérience alors parce que ma première rencontre avec cette auteure s'était soldée par un échec !

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    1. Je te conseille "L'annulaire" j'ai adoré... Après tu sais il en faut pour tous les gouts.... Encore heureux...:D

      Merci Noukette ;)

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Paul Verlaine

" Le plus difficile n'est pas d'avoir mal, mais de renoncer au bonheur. "
J.P.P

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