dimanche 23 avril 2017

Vide-grenier du dimanche ou presque ! (2)



Quel plaisir et quelle belle récolte pour ce Vide-grenier spécial Pâques. 
A peine réveillée, pas une minute à perdre, je saute dans mes converses et me voilà partie avec Paco à la chasse aux livres.
Un beau soleil pour chiner, négocier, flâner et prendre son temps.
Pendant que Paco reniflait tous les popotins et levait la patte tous les deux mètres, moi la tête dans les caisses, je fouinais dans l'espoir de trouver un trésor !

-Pacooooo pas pipi sur les bouquins bon sens !!! 

Et lui l'air de dire :

-Ben c'est qu'ils sentent le pourri ces livres ! 
-Et alors, tu sens mauvais parfois c'est pas pour autant que je te fais pipi dessus ! ^^

Pas de trésor mais de belles trouvailles qui ont embelli mon lundi Pascal.


Cueillette jeunesse




"La fête à la tomate" de  Satomi Ichikawa 
Une belle histoire sur la nature, le goût, les liens, le tout sur fond japonais pour 1€ contre 13€20 en librairie.














"De la taupe qui voulait savoir..." et "Chien pourri" mes livres chouchou pour 2€

Prix librairie : 8€ L'unité.


Ma Petite Taupe --------- ici 









Heureuse de trouver 3 Goûters philo pour 2€. 

Des livres intelligents pour réfléchir & grandir  !

Prix Librairie : 8,90€ L'unité.





  Puis la cueillette qui va en énerver plus d'un 




J'avais adoré ses dernières gorgées de bière de Philippe Delerm et je sens que je vais aimer "Ma grand-mère avait les mêmes" 1€
Prix librairie : 11€

"Apollon et les putains" de Carlos Fuentes, lu le soir même. 
Une croisière libidineuse pour 0,30 cts seulement au lieu de 2€ ! Par ici la monnaie :)


Et mon chouchou du jour, LA PERLE  :
Puisque c'est d'actualité n'oubliez pas vos urnes !

Plus besoin de présenter E. DAVODEAU. Il nous parle de société, d'espoir, des difficultés et des limites avec "Les mauvaises gens"   La BD neuve pour 2€ au lieu de 14,95€ .


9 livres en excellents états pour 8€30 contre 83,85€ en librairie.

Une économie de : 75,55€

Quand Chiner rime avec économie &  plaisir !



Pacoooooooo sous la douche ! Tu pues le pourri ^^

Le Mâle Heureux 



Bonne semaine & à bientôt !



jeudi 20 avril 2017

De la petite taupe qui voulait savoir ...

Paco et ma petite taupe 

Werner Holzwarth
Wolf Erlbruch

Les éditions : 
Milan Jeunesse

2007








La petite taupe est de bien mauvais poil ce matin.
Quel est le malotru qui a osé lui faire popo sur la tête ?
Ni une ni deux, la voilà bien décidée à partir en vadrouille à la recherche du fameux popotin responsable de son chapeau peu ragoûtant. 

- Est-ce madame la vache et sa fameuse bouse verdâtre ?
- Bien sur que non, trop molle !

- Alors peut être le cheval et ses crottins ?
- Non plus, impossible vu la taille !

- Mais alors qui ?

La petite taupe n’a pas l’intention d’en rester là et saura coûte que coûte reconnaître le propriétaire de sa coiffe ridicule. 

Quand j’ai vu dans un vide-grenier ce livre jeunesse format cartonné pour un euro, j’ai sauté dessus : Il est à moaaaaaaaaaaaaaa, un de mes albums BB préféré ! Je ne me lasse pas de suivre cet animal aussi trognon qu’attendrissant à travers sa mésavenventure loufoque qui fera rire les tous petits et aussi les plus grands. 


« De la petite taupe qui voulait savoir …. »  Pacoooo vient voir un peu par ici  ! ^^  



Prout ! Prout ! Beurk !


dimanche 9 avril 2017

Vide-grenier du dimanche ou presque by manU ! (1)









Jolie cueillette romanaise pour mon premier Vide-grenier de l'année. 
C'est qu'il y a concurrence 


Pour quelques pièces et un beau sourire, (oui je sais, c'est pas joli-joli), de belles trouvailles qui ont fait mon bonheur du jour.















Cueillette plaisir :

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer un beau souvenir de lecture que je voulais dans ma bibliothèque et Des vents contraires d'Olivier Adam, 1 € les deux.















Cueillette pas des moindres :

Paul Auster "Seul dans le noir" Acte Sud, Tatiana De Rosany "A l'encre Russe" elle m'avait ému aux larmes avec "Sarah", Okakura Kakuzô "Le livre du thé" des éditions Picquier puis Hubert Haddad "Palestine" auteur poignant que je connais grâce à Jérôme pour ma première lecture à l'aveugle. 2€ chaque livre, mais négocié à 1 € (comme neufs). 










Cueillette du terroir :

J'ai gardé un joli souvenir de lecture du terroir avec Gilbert Bordes et La couleur du bon pain. Et l'été reviendra  ou comment ne pas se priver pour 0,50 cts !













Cueillette touche féminine : 

Mais une épingle à cheveux en bois,
pour mieux lire 2 € :)
Ceci n'est pas une
chouette ! 























Enfin ma cueillette émotion :

- Combien Monsieur pour ce livre ? (Avec mon sourire de tueuse !!!!)
- C'est pour l'école ?
- Euh oui ^^ (Ben pourquoi que je dis ça moi ?! )
- Ben si c'est pour l'école je vous le donne !
- Ah bon ! (et moi blonde que je suis ) Vous êtes sur ? Vous voulez pas que je vous l'achète ?
- Non si c'est pour l'école, il est à vous.
- Bon ben merciiiiiiii beaucoup Monsieur, avec mon sourire et mes yeux "Biche au ma Biche" ;-D







Après La Méthode Boscher pour apprendre la lecture au CP, voici pour le CE1 L'Enfant et la Lecture édition 1966, une trouvaille émotion qu'il me fallait à n'importe quel prix, c'est bête ! ;-) 











Ah nostalgie quand tu nous tiens !









Comme quoi parfois le Bonheur ne s'achète pas ! :) 














Voilà, ma cueillette pour la somme de 7,50 €. Alors manU je t'en bouche un coin hein ! ;-) 






Bon Dimanche et à bientôt ! 




jeudi 6 avril 2017

BONHOMME




Sarah V. 

Claude K. Dubois 

Edition : L'Ecole des Loisirs - Pastel

2017







Il fut un temps, oui il y a bien longtemps, j’étais quelqu’un de bien, enfin je crois, la mémoire me fait défaut aujourd’hui.
Je passais inaperçu dans la rue. J’étais Monsieur tout le monde.
J’avais une famille, une maison, un métier, un compte en banque.

Puis un jour c’est la rupture sociale. Les échecs et les erreurs s’accumulent, les rêves s’écroulent et commence la descente aux enfers.  Depuis, je suis un sans-abri. La rue est mon foyer, elle m’appartient. Le froid, la faim et la honte sont mes compagnons de misère. J’ai pour seul bagage ma solitude et mes désillusions.
Je ne suis plus que l’ombre de moi-même, celui que l’on montre du doigt, que l’on accuse, ou pire, que l’on ignore. J’en ai oublié mon nom, pourtant j’étais quelqu’un de bien. Si seulement je pouvais avoir un peu de chaleur pour réchauffer mes pauvres pieds.
Les jours défilent et se ressemblent. Parfois, pour soulager mon cœur et m’alléger l’esprit, j’abandonne mes souvenirs au détour d’un chemin, je suis si fatigué. Je marche seul, libre, mais sans but. Chaque pas m’éloigne un peu plus de mon passé. Je balade ma carcasse dans les jardins de l’envie où je regarde les enfants jouer, les amoureux sur les bancs publics, les passants sans souci, et la vie s’écoule ainsi entre l’oubli et l’ennui.

Et puis un jour je croise le sourire d’une petite fille,
Le sourire de l’innocence qui réchauffe le cœur,
Le sourire d’une vie.

Cette tranche de survie est un petit bijou dans son écrin. La plume de Sarah V. est magnifiquement accompagnée par le crayon gris légèrement aquarellé de Claude K. Dubois. Le ton est juste. Les couleurs douces et pastelles apportent une jolie touche de poésie à l’histoire malgré la tristesse du sujet. Un Bonhomme attachant et une mise en scène émouvante qui nous rappellent, que même si la misère est moins pénible au soleil, la vie est fragile et peut basculer à tout moment.

Un album jeunesse plus que réussi !

Bonhomme … Juste quelqu’un de bien …








Le printemps est là mais la faim se moque bien des saisons. 
N'oubliez pas les Restos du Cœur et si vous ne pouvez pas, 
un sourire suffira !

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vendredi 31 mars 2017

Lecture à l'aveugle ! 3 Enfin dévoilée !





Dimanche 2 avril, le jour se lève en Norvège,  
il pleut sur Bergen et mes collines. 
Un temps idéal pour découvrir ma lecture à l'aveugle. 
La pluie dévoile les saveurs de ce livre mystère.


"Un territoire fragile"

D'Eric FOTTORINO

Les Editions Folio
2000 








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Deux jours avant : Vendredi 31 mars 2017


















Auteur(e) : Inconnu
Titre : Inconnu
Année : Inconnue
4ème de couverture : Inconnue



« Qui n’a pas vu la pluie tomber à Bergen ne connait rien de la pluie. »

Je suis accordeur à Bergen. Dans la famille nous accordons de père en fils. Mais faut-il parler d’instruments quand il s’agit du corps humain ? Avant de poser mes mains qui guérissent de tout ou presque, j’apprivoise, j’écoute les silences entre les mots et dans les mots. J’observe les gestes, je caresse du regard puis elles effleurent et se posent sur la chair ébranlée et comme dans un livre en braille, mes mains me racontent l’histoire d’un corps désarmé. 

« L’éloquence peut être muette, comme la plus profonde, la plus insoupçonnable des blessures. La mémoire est vigilante, elle avoue ce qu’elle veut bien. A tes mains de voir. Lis les peaux en aveugle. Tes mains doivent être aimantes, je veux dire avoir la force des aimants. » 
   
Splendide et diaphane, elle a poussé la porte puis est entrée dans un silence assourdissant. A la minute où elle m’est apparue j’ai compris que mes mains seraient vaines. Les maux à fleur de peau, un corps en désaccord mais je ne voyais qu’elle, Clara. 
Clara existe à peine ou si peu. A 23 ans, elle supporte son être avec résilience. Chaque interstice de ce corps étranglé porte les stigmates du désamour et le poids des regrets. La mère,  avare de tendresse, ne lui a donné que la vie. Puis un homme qui ne trouve sa virilité que dans le despotisme et les poings, la pousse à fuir avant de défaillir.

« Pour cogner, il préférait le contact de ma peau. Il frappait douze coups. Un, deux, trois, quatre…, s’éloignait sans un mot, grillait une cigarette. En ce temps-là, à Dublin, je passais ma vie à mourir. » 

A bout de défense, Clara quitte Dublin puis la France. Elle fuit une mère avide de sentiment et un homme qui l’aime trop, qui l’aime mal. Une annonce dans le journal, « Recherche biologiste océanographe à Bergen en Norvège », et c’est l’occasion rêvée pour tout laisser derrière elle. Mais ses vieux démons ne cessent jamais d'exister et l’étouffent peu à peu. L’oxygène lui manque, même au pôle mort
Le corps de Clara n'est plus en symbiose avec son esprit. Brisée de l’intérieur, sa chair s’est comme fossilisée, un cœur en hibernation hermétique à toute vie. Ce corps tendu à rompre ne lui appartient plus. Il est comme un geyser en ébullition. Comment tient elle encore debout avec ses maux qui la gangrènent ? Ce mal qui coule dans ses veines n'est ce pas la source qui la maintient encore en vie ? Elle est un mystère que mes mains aimantes ne peuvent toucher, pas encore, de peur de la briser. Suivre ses courbes lentement et elles me guideront à l’onde de choc.

« Pensez aux renards bleus empaillés au musée de Bergen. Il serait absurde de les masser. On ne masse pas les cadavres, Clara. La main et la peau se parlent, se répondent. C’est une affaire de confiance. On ne masse que les vivants, vous comprenez, des êtres immobiles mais vivants. »

Clara… Clara… Clara…

Le mal de mère, quand on cherche bien on finit toujours par crever…



Ce fut mon 3ème livre mystère et je trouve très excitant de partir dans un horizon littéraire totalement inconnu. A l’heure qu’il est, je ne connais encore ni l’auteur ni le titre. Ce roman fut pour moi un coup de cœur et un coup de poing. L’auteur, par son écriture, a su toucher mon âme sensible. Pour décrire aussi bien le corps d'une femme, la douleur et la sensualité, je vois un homme aux grandes mains et d'origine française. J’ai plongé dans l’histoire. J’étais Clara, presque étouffée par son manque d’oxygène. Dans mon ventre, j’ai ressenti le désert affectif. Mon cœur s’est serré quand il a goutté au manque, aux mots, aux caresses et quelle douceur, à Bergen, ces gouttes de pluie sur ma peau meurtrie.

Clara… Clara… Clara… quand on cherche bien, le soleil finit toujours par briller, même au Pôle Nord !


Un grand merci à mon grand Manitou de la vaste plaine pour ce livre mystère.

J’ai hâte que le jour se lève sur Bergen pour découvrir ce livre de tous mes tourments, et ce que cachent le titre, l’origine et l’auteur ! 


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Skoll
« Un jeune colosse blond m'a fait signe de venir les rejoindre en criant "Krol!". Krol signifie crâne, Olav me l'a dit. Une énorme chope en main, les matelots trinquent à la manière des Vikings, "kroll, Kroll!", dire qu'autres-fois ils buvaient dans le crâne blanchi de leurs victimes »

« Dans la patrie de Grieg où tout un chacun a essayé au moins une fois d'interpréter sa fameuse suite de Peer Gynt, le plus humble foyer abrite un violon et son archet »



Et si mon avis ne vous à pas convaincu il vous reste celui de ma blonde venue du froid ICI

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dimanche 29 janvier 2017

Un bruit étrange et beau




ZEP

Les Editions : RUE DE SÈVRES
Octobre 2016


Présentation littéraire :
Médiathèque de Mours-St-Eusèbe 
16 février 2017








« Vivre dans le silence nous réduit à l’essentiel. Le bruit des mots qui résonnent dans ma bouche me paraît étrange… inutile. »

Le silence parfois tue, pourtant certains sont salvateurs, il suffit de l’apprivoiser et d’écouter ce bruit étrange et beau !

Don Marcus était promis à un bel avenir, mais contre toute attente, il quitte parents et illusions pour devenir chartreux à La Valsainte. Il est le plus clair de son temps reclus dans sa cellule. Les jours passent et se ressemblent. Ils sont rythmés par la prière, la solitude, l’obéissance, la chasteté dans un silence de plénitude. Saison après saison, il traverse la vie avec les mêmes gestes, les mêmes rituels. Ce désert monacal lui convient parfaitement. Mais qu’est ce que le silence sinon se libérer de ses souvenirs et se rapprocher de Dieu ? A l’abri dans son cloître, Marcus perd la notion du temps. Depuis 25 ans et 7 mois, il est en parfaite communion avec le Tout Puissant, avec pour seul horizon le silence qu'il a apprivoisé, ou est-ce plutôt le contraire ? Le silence est devenu son allié.

Mais qu’en est-il lorsque sa tante décède et laisse un héritage de plusieurs millions, et que sa dernière exigence est que son neveu soit présent chez le notaire. N’a-t-elle toujours pas eu mainmise sur tout, sauf sur la volonté de Dieu ?

Marcus quitte son monastère pour Paris, une épreuve difficile que d’affronter ce monde depuis si longtemps oublié. Il rompt vœu de silence et redevient pour un temps, William.

« Le bruit… Les couleurs… Après toutes ces années, je pensais que ma peau était devenue pierre. Elle est fragile comme autrefois. J’avance nu, écorché par le vacarme de ce monde que je ne connais plus. Vous avez réussi à me faire sortir… Êtes-vous satisfaite, ma tante ? »

William affrontera cette société de consommation telle que nous la connaissons aujourd’hui. Dans le train qui le mène à la capitale, il croise une belle et mystérieuse femme qui cache un bien lourd secret. C’est presque à regret qu’il laisse cette inconnue sur ce quai de gare. Puis il reverra deux personnes : sa cousine tant aimé, Tolède, et son cousin, Gabriel, qui ne croit qu’en un seul Dieu : l’argent.

Marcus, William, William, Marcus et sa vocation religieuse dévorante, mais il n’en demeure pas moins un homme. Laissera-t-il libre cours à ses désirs ? Comment ressurgissent ses souvenirs étouffés quand le silence n’est plus ?  Vaut-il mieux vivre avec des remords ou avec des regrets ?

-Tu es du vacarme dans mon silence, un délicieux vacarme, mais je fais le vide depuis si longtemps que je dois continuer.
-Tu vas m’effacer de tes souvenirs alors ?
-J’essaierai, mais je n’y arriverai sûrement pas.

Ce roman graphique est un pur moment de calme et de bienveillance. Il est un instant suspendu hors du temps. Chacun y trouvera sa quête et sa vérité. Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises réponses, ni de fin heureuse ou malheureuse. Nul besoin d’analyser, d’interpréter ou de décrypter les silences de Marcus, ils reflètent son âme, un océan de sérénité, un havre de paix.

-Demain soir je retrouve ma cellule.
-Deux jours de perm’ et vous retournez en prison en somme.
-Eh bien… C’est plutôt ce monde qui me semble être une prison. Et je suis impatient de retrouver la liberté.


« Un bruit étrange et beau » … Chut et écoute le silence… 


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dimanche 22 janvier 2017

Le mari de mon frère 1

Gengoroh Tagame





Les Editions : Akata 
09/2016

Prix d'excellence 19E JAPAN
Media Arts Festival

Masse Critique Babelio








Kana, une petite fille espiègle, grandit auprès de son père, Yaichi. Tous deux forment une jolie famille et  mènent une existence douce et sereine bercée par leur quotidien. Cette tranquillité sera vite bousculée par l’arrivée de Mike Flanagan, un canadien, qui n’est autre que le mari du frère jumeau de Yaichi.

Yaichi avait un frère jumeau, Ryôji. A la fuite de ce dernier au Canada, il n’avait pas revu son frère depuis une dizaine d’années. Décédé depuis peu, c’est avec naturel que Mike, aussi rustre que tendre, se rend au Japon pour suivre les traces de son mari et découvrir ainsi  sa famille et ce que fut sa vie au pays du soleil levant.

Yaichi engoncé par des traditions et une culture conservatrice, est perturbé par l’arrivée de cet homme. Déstabilisé, il ne sait comment aborder le sujet de son jumeau, cette longue séparation, ses secrets de famille et ces silences. Mais aussi l’homosexualité, le mariage entre deux personnes du même sexe, la différence de culture et surtout comment expliquer tout cela à sa fille.

« Kana à raison. S’il avait été l’épouse de mon frère, j’aurais sûrement trouvé naturel de l’inviter à rester à la maison. Je l’aurais même probablement proposé de moi-même. En fait peu importe qu’il soit étranger, qu’il vienne d’un autre pays, c’est parce que le conjoint de mon frère est un homme que je suis mal à l’aise. C’est moi qui ne sais pas encore comment je dois me comporter avec lui. »

C’est pourtant bien Kana, pas plus haute que trois pommes, qui sera le trait d’union entre ces deux hommes et ces deux cultures qu’en apparence  tout oppose. Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ?  Ce manga n’échappe pas à la règle. Kana avec sa fraîcheur et son innocence mettra un grand coup de pied dans les conventions. C’est naturellement qu’elle demandera tout haut ce que les gens se demandent tout bas.

-Dis oncle Mike, entre Ryôji et toi, c’était qui le mari et qui l’épouse ?
-Eh, Kana !! Qu’est ce que tu demandes encore ?! (Père)
-Aucun de nous n’était l’épouse, nous étions deux husbands. Je suis le mari de Ryôji, et Ryôji était aussi mon mari.
-D’accord !

« Quand je l’ai entendu dire ça, c’est bizarre mais ça m’a rassuré. Que mon frère épouse un homme, au fond de moi, quelque part tout comme Kana, je me demandais exactement la même chose. »

Un échange intelligent et tout en pudeur va naître entre un père, un oncle et une enfant. Un trio délicieux à souhait et une histoire de famille peu conventionnelle portée à bout de bras par une adorable petite peste. Et pour mieux comprendre le déroulement de l’histoire, ce manga nous offre quelques leçons de culture gay by Mike.

Vous l’aurez compris,  je n’ai pas boudé mon plaisir, aussi vite reçu, aussi vite lu. Je vous le dis haut et fort, vivement le tome 2 !

« Le mari de mon frère »... Un manga  PETIT format mais un véritable GRAND coup cœur !  




Merci à Babelio et aux editions Akata pour ce voyage au Pays du Soleil Levant

vendredi 6 janvier 2017

Lever du Jour sur la Vie - Une Bougie

Elle embellit mes jours et ma vie
Aujourd'hui elle souffle une bougie
Elle est ma Blonde & mon Amie

Joyeux Anniversaire Ma Tabar'Nad

Ces quelques levers du jour pour illuminer ta journée
La France te va si bien
Je t'embrasse fort


On dirait le Sud ...












Au bout de la vie














Une bougie de plus















Soleil Soleil


XXX
Que cette journée te soit douce et belle Ma Nadine !
P'tits becs sur ton cœur
<3

dimanche 1 janvier 2017

GALET



MATHIEU SIAM


Les Editions : 
Comme une Orange

Avril 2016






Le cocktail «crépuscule», si vous avez ?
Heu, je ne connais pas.
Alors, je vais t’apprendre à le faire si tu veux.
Dans le bleu salé, verse une cuillère à sucre de sable
Ajoute ensuite un trait d’orange,
trop pressée d’aller se coucher.
Savoure.
Tu as raison, moi aussi je vais mettre
de la couleur dans ma cuisine.
Je vais peindre mes galettes.
D’ailleurs, quand je serai grande, je serai … 


Vous connaissez ma fascination pour les galets et les secrets qu’ils renferment. Et si vous me connaissez très bien, vous savez aussi combien l’océan m’ensorcelle ainsi que le chant répétitif des vagues et les messages que l’écume vient déposer à mes pieds.
C’est avec plaisir qu’à Noël j’ai découvert qu’un magnifique galet était venu s’échouer sous mon sapin.

Galet est une petite fille solitaire. Elle aime se promener le long de la dune. Dans cette plénitude, elle ramasse les plus beaux galets, les caresse et partage ses émotions avec l’océan. Cet échange enfant-océan résonne fort en moi et me ramène à mon enfance. Ce face à face nous berce comme le ressac des vagues et nous plonge dans les abysses de notre for intérieur.

Que peux bien raconter Galet à Océan ?
Elle lui parle de sa mélancolie, ses colères, ses doutes, ses craintes. Avec sagesse, Océan apaise son vague à l’âme. Il lui fait écho et lui délivre ses plus jolis ricochets.

Ce sont les yeux emplis d’embrun que j’ai tourné la dernière page de ce parcours initiatique d’une délicatesse rare. Comme l’écume d’un jour, Mathieu Siam a déposé à mes pieds une goualante d’une grande beauté. Les maux de Galet se marient à merveille aux illustrations. Le trait est fin et délicat. La palette, bleu, noir, blanc, apporte ce calme que nous offre l’immensité de l’océan.
Par ce premier ouvrage très prometteur, l’auteur nous livre un souffle de vie, un instant de poésie au graphisme épuré, au son mélodieux.

« Galet » … quand je serai grande, je serai…



Un grand merci à manU et Mathieu SIAM pour cette rencontre.
Quand je suis grande, je suis... 



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