samedi 30 mai 2015

EROTICO-COLORIAGES



Cahier d'Activités Adultes

Les Editions :
La Musardine

2015

9,00 €











A l’heure où les mandalas foisonnent chez tous les libraires et les grandes surfaces, voici enfin un cahier d’activités spécialement conçu pour les adultes.  Des dessins coquins, 100 % plaisir, à colorier en cachette et pourquoi pas à deux ou à trois, rooohhh  au diable l’avarice !

Des EROTICO-COLORIAGES qui émoustillent  votre esprit et vous donnent des idées coquines en veux tu en voilà …

Après la littérature porno, les clubs échangistes,  les films interdits au moins de 16 ans, les jeux de société érotiques et les lubrifiants qui pétillent de mille feux voici une autre façon de s'amuser avec le sexe dans la joie et la bonne humeur.

Aurélie Stéfani a eu cette judicieuse idée de concocter  un livret exclusivement réservé aux grands enfants que nous sommes, et quel plaisir de pouvoir répondre à mon tour :

- Mamaaaaan à  table !
- 5 minuuuuuuuuuuutes je finis mon coloriaaaaage ! :D

La vache quel pied ! 

Pas besoin de s’appeler Picasso ou Dali. Quelques crayons de couleurs, un peu d’imagination frivole  et c’est parti :

- Des nénés à relier : « Oups je crois que je vais prendre rdv chez le chirurgien esthétique ! » 

- Des zizis de toutes tailles à dessiner : « Aaaah wèèèèè quand même ! » ;-p

- Des textes avec des mots manquants, des mots bandants à compléter : « Amis poètes bonsoir ! »

- Des sextoys à découvrir : « Ben à quoi ça sert ce bidule ? » ^^

- Des minous à mettre en couleur : « C’est bien vrai que ça ressemble à une moule ce pachacho » :D

- Des scènes de films pornographiques à remettre dans l’ordre : « Ben Zut ! Où qu’il est passé le beurre ? »

De multiples scénettes  sexy  à dessiner et autres fantasmes à imaginer,  amusants et excitants, à travers ces 64 pages. Si ce cahier ne vous donne pas  l’envie d’avoir la main baladeuse ou de taquiner le crayon et bien je ne peux plus rien pour vous :

 «TAKE A FIVE » 



Les EROTICO-COLORIAGES, quelqu’un veut bien colorier avec moi ? 



« Pour votre santé, avalez au moins 5 fruits et légumes par jours.
 L'abus de sexe n'est pas dangereux pour la santé.
A consommer sans aucune modération. » 
X


Un grand merci aux Editions ( La Musardine Le sexe qui rit 
ainsi que Stéphane,  pour ces petits jeux interdits à découvrir et à offrir !


L'Empire des sens 



Bon c'est bien parce que c'est vous et que je vous aime bien !
Je vous offre la page 35 pour laisser libre cours à votre imagination .



******** Tous à vos crayons **********

samedi 9 mai 2015

Être ou ne pas Hêtre

Frédérique Elbaz

Illustrations La Wäwä
Les Editions du Mercredi
2014

Masse Critique Babelio Jeunesse





« La petite fille se retourna.
C’était bel et bien le hêtre qui parlait.
Elle savait que les arbres parlaient à ceux qui veulent bien les écouter.
Il suffit parfois de tendre l’oreille pour saisir les murmures du monde. »

Philomène se  promène, dans la forêt loin des tables de multiplication et de l’agitation de la ville, et phénomène étrange, à sa grande surprise elle se retrouve à discuter avec un Hêtre.

-Tu as perdu tes feuilles ? demanda-t-il
-Ah non non, je n’ai pas de feuille. En fait, je ne suis pas un arbre, je suis un être, répondit Philomène.
-C’est bien ce que je dis, rétorqua l’arbre, toi aussi tu es un hêtre.

Un dialogue poétique et des mots qui sonnent justes entre un arbre et une petite fille ainsi qu’une mise en image qui ravit les yeux et embaume le cœur. Une très belle entrée en matière sur la réflexion de soi, de l’existence. Un livre jeunesse, que dis-je un petit bijou de littérature qui nous mène à petits pas sur le chemin philosophique de la vie.   Une jolie façon d’aborder ce thème avec ma fille Mathilde. Toutes les deux nous avons eu le plaisir de partager ce livre et ce fut un réel moment de bonheur.

C'est magnifique... Discuter pendant des heures avec son enfant... Une vraie soirée avec Mathilde, sans bruit de fond télévisuel polluant le regard d'une mère et de sa fille. Et imaginez nos deux sourires papotant de tout, de rien, de la vie, du bonheur. C'est si beau...

-Qui es tu Mathilde ?
-Avant de me demander qui je suis Maman, sais-tu qui tu es, toi ? Est-il si important de savoir qui nous sommes ? N’y a-t-il rien de plus plaisant que de discuter avec une personne, sans savoir qui elle est, sans connaitre son visage. Le seul objectif étant la dialectique, donc la connaissance véritable comme disait Platon. Est-il plus important avant tout, de savoir à qui tu as à faire ? Ou de savoir qui tu es ? Mais si tu tiens vraiment à savoir qui je suis, alors, allons discuter…

-Comme Philomène, dis-moi ce qu’est un être ?            
-Un être… Un être… C’est une grande question que voilà. Tant de monde se la pose, sans trouver de réels réponses, ou tellement différentes que personne ne saurait trouver une réponse universelle. Si je devais donner une définition de l’être, je reprendrais la définition d’Aristote : « L’Être c’est tout ce qui est. ».

-L’être humain est un être qui se distingue des autres par sa raison ? Les êtres humains ont toujours raison ?
-Selon moi, l’être humain se distingue des autres par ses actes, sa réflexion. Nous avons tous la même raison. Nous savons tous que 2 plus 2 = 4. En quoi cela nous distingue des autres ? La raison est le commencement de la réflexion.
Pour ce qui est de savoir si les êtres humains ont toujours raison, je pense que si c’était le cas, de toute évidence tu ne me poserais pas la question, puisqu’en somme tout le monde aurait raison ! Et si tout le monde a raison, alors tout le monde à tort ?

-Mathilde pour toi, qu’est-ce que donner un sens à sa vie ?                
-Donner un sens à sa vie, c’est justement ne pas chercher à lui en donner un.

« Tu dois devenir l’homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. 
Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même. »

-Que penses-tu, Mathilde, de cette citation de Friedrich Nietzsche ?   
-Si nous devons devenir qui nous sommes, alors restons tel que l’on est. Mais comment savoir que nous agissons sans influence ? Pour être qui nous sommes, nous devons agir indépendamment des autres. Cela ne signifie pas, sans les autres mais avec l’autre tout en gardant une distance propre à soi. C’est ici le plus difficile, je pense, dans l’acte de « vouloir être nous-mêmes ». Nietzsche serait assez déçu de notre génération, en effet, de plus en plus nous ne cherchons plus à être, mais à paraître. Suis-je bête… Cela a toujours était le cas. Cependant aujourd’hui nous avons juste plus de moyens de paraître plutôt que d’Être.

- Je suis heureuse à l’idée que tu existes Maman. 
- Pourquoi me dis tu cela ?
- Parce que si je te dis « Je t’aime » cela voudrait dire que j’attends quelque chose de toi, alors je préfère te dire que « Je suis heureuse que tu existes.»
-Est-ce si égoïste que d’attendre ou d’espérer,  quelque chose de quelqu’un que l’on aime ?  
-Je n’arrive pas à être objective sur le sujet. Je n’y amènerai donc aucune réponse car tu attends que je réponde à cette question pour ton ticket Babelio, et je ne voudrais pas que tu paraisses trop égoïste devant tant de personnes. Tu me remercieras plus tard.

-          -Je suis heureuse que tu existes Mathilde
-          -Et bien tu vois, tu comprends quand tu veux Mamounette !


Voilà ! C’est l’effet papillon d' Être ou ne pas Hêtre de Frédérique ELBAZ. 

Mathilde & Cristina


Merci à Babelio et aux Editions du Mercredi 
pour ce magnifique moment de lecture et de partage.



Et ensuite faire les folles les cheveux détachés sur

<3


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dimanche 3 mai 2015

21 GRAMMES

21 GRAMOS

Un film d'Alejandro González Inárritu

Avec :

Sean Penn 
Benicio Del Toro
Naomi Watts

2004





« Combien de vies vivons-nous ? Combien de fois mourrons-nous ? 
On dit qu’au moment précis de notre mort nous perdons tous 
21 grammes, sans exception… »






Je m'appelle Cristina. Les paradis artificiels au fond d'un trou miteux ou assise sur un chiotte dégoulinant de merde, je connais. Je suis une ex-junkie. J'ai goûté à tout, LSD, morphine, rails de cocaïne à m'en faire éclater les veines et le nez. C'était mon quotidien. Mais je m'en suis sortie grâce à l'amour de mon de mon homme et de mes deux filles, les trois amours de ma vie. Le Bonheur enfin !








Lui c’est Paul. Il est dans l’antichambre de la mort. Des années  qu’il attend désespérément  un don d’organe. Son cœur le lâche peu à peu, alors il attend qu’une âme meurt : une femme, un enfant, un homme. Qui sera le malheureux élu pour que lui vive, pour qu’un cœur puisse à nouveau battre en lui.








Voilà Jack, un extaulard. Rongé par le remord, il trouve son salut dans la maison de Dieu.  Il expie ses fautes à travers la bonne parole du Christ. Désormais son chemin est guidé par  la foi et la prière.  






Nos destins s’entrecroisent. Comment ? A la suite d’un drame. Je pensais être enfin épargnée, mais non ! La vie ne calcule pas ! Elle  tranche dans le vif, comme une lame de rasoir. Aucune pitié ! Elle ne regarde pas si ce sont des enfants, des innocents.  Trois destins réunis à cause d’un moment d’inattention. Il est terrible de penser qu’une toute petite seconde suffit à changer le cours d’une vie, de nos trois putains de vies. 

« La terre a tourné dans le seul but de nous réunir. 
Elle a tourné sur elle-même et en nous, 
jusqu'à ce qu’elle finisse par nous réunir dans ce rêve incroyable. »
Eugenio Montejo poète Vénézuélien

Tout nous oppose et rien ne présageait notre rencontre, ces  deux hommes et moi. Entre haine, passion, vengeance et rédemption, nous nous entretuons au cours d’une lente descente aux enfers alors qu’une seule fraction de seconde aurait suffit…

Cette rencontre révèle combien la vie est fragile et que tout peut basculer en un instant. Le jeu de caméra d’Alejandro González Inárritu est prodigieux, rien n’est laissé au hasard. Aucune chronologie, aucune règle, tout est déstructuré, futur, présent, passé. Le temps  se croisent, se mêlent, se démêlent. Il nous perd en chemin pour nous récupérer, à chaque fois, un peu plus déchiré, un peu plus  anéanti, par ces cœurs meurtris. La gravité et la performance des  acteurs ainsi que le turn-over de la caméra nous laissent à bout de souffle. C’est à nous de reconstruire le puzzle de cette tragédie, mais au fur et à mesure tout  s’imbrique et reprend son sens pour nous révéler avec violence l’horreur de la vie et le poids de notre âme.

« Que peuvent contenir ces 21 grammes ?
Qu’est ce qu’on y perd ?
Quand perdons-nous 21 grammes ?
Qu’emporte-t-il ces 21 grammes ?
Que gagne-t-on à cette perte ?
Que gagne-t-on ?
21 grammes, le poids de cinq pièces de monnaie. 
Le poids d’un colibri, d’une tablette de chocolat… »

21 grammes, on naît, on vit et on meurt …



« Pues cuando ardio la pérdida, reverdecieron sus maizalez. »
« Parce que ce dont on ne se souvient pas, révèle ce qu'on ne peut oublier. »  
Alejandro González Inárritu





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