samedi 20 juin 2015

Rhapsody in Blue or G.H.D

21 juin 2015

Fête de la musique
L'été 






Le G.H.D : Virus virulent. Il attaque le système émotionnel et laisse chaos ! Pas de vaccin, pas d’anticorps.  

Le 27 septembre 2011 au Walt Disney Concert Hall, un trio en totale symbiose inaugure la nouvelle saison de l’orchestre philharmonique de La Cité des Anges.

Que se passe-t-il lorsque le génie rencontre la folie ? Quand le classique provoque le jazz et que le free défie le rythme ?
Sans demi-mesure il en ressort un choc culturel inoubliable, le G.H.D.


A LA BAGUETTE : 
L’Art de la gestique, Gustavo DUDAMEL, chef d’orchestre vénézuélien



Il est l’image même de la rigueur, la justesse, la note ultime. Gustavo respire, vit, mange et jouit musique. En 2009, à l’âge de 28 ans, il dirige le philharmonique de Los Angeles.



AU PIANO : 
La légende du jazz, Herbie HANCOCK



Ses libertés Jazzy et son goût pour la fusion de différents styles musicaux révolutionnent et  influencent le monde musical. Magic Herbie est là où on l’attend le moins. Ses doigts glissent sur le Fazioli et se moquent du yin et du yang. Il improvise, déstructure, casse l'équilibre et nargue la portée restant seul maître de la cadence.

Quand ces deux virtuoses foulent la partition de l’immense compositeur George GERSHWIN, le résultat est édifiant et le trouble est à son comble. Les musiciens retiennent leur respiration. La salle est suspendue à la baguette de Gustavo. Les premières variations de la clarinettiste hypnotisent et viennent déchirer le silence. Des centaines de cœurs battent à l’unisson. Enfin, pianissimo, le majeur gauche d’Herbie frôle la touche blanche et laisse échapper Le Love Suprême devant 2265 spectateurs en extases. Chaque note vibre comme du cristal. Les doubles croches Gershwinesques virevoltent sous les yeux ébahis du public. La musique retentit dans l’espace. Cette Rhapsodie prend aux tripes et les cœurs pleurent des larmes teintées de bleues.




Devant tant de dextérité le Maestro Gustavo reste bouche bée face à son Maître Herbie. L’émotion va crescendo. L’ombre de Gershwin plane sur cet instant en suspens et je devine son sourire jouissif à l’écoute de ce Rhapsody in blue.


Le G.H.D,  Gershwin, Hancock, Dudamel, quand la perfection effleure mon âme…




« La musique est une respiration de l'âme. 
Quand la conscience supérieure s'éveillera en l'homme, 
quand il développera en lui des possibilités de perception plus subtile, 
il commencera à entendre cette symphonie grandiose qui retentit à travers les espaces, 
d'un bout à l'autre de l'univers, 
et il comprendra alors le sens profond de la vie. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov



And Begin Again  ...

X

13 commentaires:

  1. Ça reste entre nous, mais j'en avais presque les larmes aux yeux quand j'ai vu ce concert à la télévision. Il a du passer sur Arte pour les noctambules musicaux et ces deux-là m'ont donné de putains de grands frissons. J'avais envie de prendre une bière, de fermer les yeux et de me laisser guider par cette musique, si belle, si enjouée, si envoutante. Je devais être certainement le 2266 spectateurs en extase devant mon écran. C'est si bon une telle musique, elle distille autant de bonheur qu'une bonne bière (ou une bonne pipe).

    Et tu m'as donné envie d'écrire sur Gershwin, que je ne connais que pour son Rhapsody in Blue. Je l'ai en version jazz avec Herbie Hancock (sans le premier G), et en version classique, avec un autre grand pianiste de jazz, la relève, Stefano Bollani. Il va falloir que je m'y mettes, et que je m'en remettes.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J’ai ressenti cette même émotion. Un grand moment quand Herbie et Gustavo laisse paraître leur complicité et lorsque l’étonnement et un sourire béat se dessinent sur le visage de ce dernier. Imagine sa fierté quand il a su qu’il allait « diriger » le grand, le très très grand Hancock. Enfin n’est ce pas plutôt Hancock qui menait et qui dirigeait la musique ?! ^^
      Un moment que je ne suis pas prête d’oublier !
      J’ai ouïe dire qu’Hancock passait à Paris cet été. Pourquoi est ce toujours les parisiens les plus privilégiés hein ?!
      Et puis de Gershwin tu ne connais pas que « Rasphody in blue » mais aussi « Summertime » qui est de Gershwin aussi et dont Janis Joplin avait fait une reprise époustouflante.

      C’est avec plaisir et impatience que j’attends ton billet sur Gershwin, tu t’en remettras, tu verras, on s’en remet toujours ;-)

      PS Petite correction sans grande importance : le 2266 spectateur, c’était MOA ! ;-)

      Supprimer
    2. J'avais effectivement oublié le Summertime de Janis...

      Par contre pour Gustavo, je ne comprends rien à son boulot. Il agite les bras, grimace, fait des roulés de l'épaule ou du poignet... Et avec toute cette gymnastique, y'a des gars qui soufflent dans un tube ou qui martèlent un piano. Le pire, c'est que c'est beau... Mais à quoi ça sert un chef d'orchestre. C'est bien un job qui me sidère...

      Supprimer
    3. Le chef d'orchestre c'est LE PATRON ! Tous les yeux sont rivés sur lui, sur son regard, ses mains. Sans lui ce serait une cacophonie, aucune coordination surtout pour les orchestres symphonique... Il faut un MAÎTRE et pour moi Gustavo est le MAÎTRE incontesté de sa génération, comme le fut Karajan. Il me sidère et me fait délirer avec ses grimaces et sa gestuelle.

      J 'ADORE !!

      Tient je vais me refaire le Bolero, Il est trop beau !

      Supprimer
    4. Je reconnais... Mais cela me fait marrer quand je vois un chef d'orchestre. Je me demande toujours à qui il s'adresse parce qu'en plus j'ai l'impression que les musiciens ne le regardent pas puisqu'ils ont une partition... Chef d'orchestre, cela reste le grand mystère de la musique classique pour moi !

      Si tu te refais un boléro, moi, je peux fournir la baguette du Maestro !!

      Supprimer
  2. Une fois de plus, tu conjugues passion et enthousiasme avec talent !
    Bravo Maestro ! :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci mon manU ! Je gardais ce billet depuis quelques mois pour la fête de la musique.

      Cet extrait me tenait à cœur mais surtout Hancock que je suis depuis longtemps et Dudamel qui m'avait scié dans l'interprétation du Boléro de Ravel il y a quelques années...

      Petit message personnel à Gustavo : Soy una chica muy buena ! ;-)

      :D

      Supprimer
  3. Un très joli moment....merci.............

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Avec plaisir Jacky-Jack !

      Bonne fête de la musique avec pleins de bisous :D

      Supprimer
  4. Quel enthousiasme que tu sais nous transmettre. Merci, c'est génial.
    Bonne semaine, FLaure

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Parce que c'est un moment unique et inclassable ! Si tu as ressenti cet enthousiasme je suis très heureuse.

      Merci beaucoup Flaure

      Bonne soirée :D

      Supprimer
  5. Merci ma Rousse de nous faire partager avec passion ce grand moment musical. Définitivement, il attaque le système émotionnel, je suis conquise… ;-)

    Bonne fête de la musique! Abreuves-toi le cœur et les tripes…

    P’tits becs sur ta joue xxx

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tabarnak ce Gustavo me fait craquer, et ces 2 là face à Gerschwin restent un moment rare & unique!

      Je suis contente que ça te plaise. L'extrait intégral dure exactement 21 mn.
      21 minutes intenses du début à la fin !

      Gros baisers sur ta joue ma Blonde ;-)
      XX

      Grrrrr Gustavo ;-)

      Supprimer

" La vie est là simple et tranquille. "
Paul Verlaine

" Le plus difficile n'est pas d'avoir mal, mais de renoncer au bonheur. "
J.P.P

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...