vendredi 26 juillet 2013

Vendredi soir

Emmanuèle Bernheim

Editions Gallimard
110 pages
1998




Un vendredi soir comme les autres.

Oscar Wilde disait : «La meilleure façon de résister à la tentation, c’est d’y céder».
Laure a une vie simple et bien rangée. Son appartement est envahi par les cartons car justement, après 8 ans, Laure quitte son domicile pour emménager avec François, médecin, son fiancé. Ce soir, il est en conférence. C’est avec un léger regret qu’elle part rejoindre Marie et Bernard. Dernière soirée en célibataire, demain, enfin, elle sera avec François.
Mais voilà, les choses ne se déroulent pas toujours comme on le souhaite. A Paris, les grèves du métro persistent. Périphérique bloqué, rues bouchées, les piétons se bousculent. Laure, dans sa voiture, roule au ralenti. Elle refuse un premier auto-stoppeur par crainte, mais prise de remord elle se promet de prendre le suivant quel qu’il soit, après tout le métro ne fonctionne pas et il fait si froid.
Le suivant s’appelle Frédéric, juste le son de la radio les sépare. Le parfum enivrant de cet inconnu imprègne sa voiture et va la bousculer corps et âme. Cette fragrance, ce profil, cette bouche et  cette nuque délicate la bouleverse. L’odeur et le craquement de son cuir la trouble. Les mains se frôlent, leurs corps sont affamés de passion. Ce silence qui en dit long va faire basculer le cours de sa soirée jusqu’à l’ivresse, jusqu’à l’oubli.
Vous est-il déjà arrivé ne serait-ce qu’une fraction de seconde d’avoir envie de faire l’amour avec un ou une inconnue ?
Emmanuèle Bernheim va s’immiscer une nuit dans la vie d’un homme et d’une femme. Elle décrit divinement l’amour qui exulte, des corps incandescents et cette passion violente qui nous arrache ce cri orgasmique que l’on ne peut contenir. Elle sait parfaitement nous tenir éveillés et nous laisser en émoi. Comme toujours elle est directe. Ses phrases courtes cognent. Ses mots envoient des images fortes qui nous frappent. Il ne faut pas perdre de temps surtout en amour. Il faut le faire, fougueusement, passionnément. Au diable le protocole, les préliminaires, la pudeur et les draps bien tirés, plus rien n’existe sinon l’extase à l’unisson.
Attention, nous sommes vendredi soir...

Ce devrait être une soirée comme les autres…

Mon marque page :
« La respiration de Frédéric s’accéléra.
Ses reins se soulevèrent.
Tout son corps vibra, et Laure crut l’entendre gémir.
Ses lèvres glissèrent de plus en plus vite, sa langue virevoltait, sa gorge était sans fond.
Et brusquement, il lui sembla que le foutre de Frédéric giclait dans sa bouche, et qu’elle l’avalait. Qu’elle avalait tout ».
Et mon post it :
Je remercie manU pour m’avoir menée vers Emmanuèle Bernheim, que j’aime son écriture. Merci pour ce livre, une caresse magnifique qui m’a tenue éveillée jusqu’au bout de la nuit.

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8 commentaires:

  1. C'est tout ce que j'aime çà...je note...et vendredi soir nous sommes...ah la la...décidément la vie est belle...bisous...

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  2. Alors je te souhaite une bonne grève des transports du côté de chez toi et un bon vendredi soir Jacky ;)

    Bisous ... :)

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  3. Un petit seau d'eau.....Ptdr...^^

    :D ....... ;)

    Slurp

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  4. Quel sens du marque-page ! J'adore...

    Et à la question : 'Vous est-il déjà arrivé ne serait-ce qu’une fraction de seconde d’avoir envie de faire l’amour avec un ou une inconnue ?'
    je répondrais : Toujours !

    Mais que cela va être long d'attendre jusqu'à Vendredi soir...

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  5. J'aurai pu mettre le marque page sur la scène du resto mais je me suis abstenue, trop hot, il te faudra le lire... :D

    Toujours ????? Mais quelle santé ce_Bison ;)

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  6. Je n'aurai jamais osé mettre une telle citation...

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" La vie est là simple et tranquille. "
Paul Verlaine

" Le plus difficile n'est pas d'avoir mal, mais de renoncer au bonheur. "
J.P.P

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